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Hausse des exportations industrielles : Les chiffres du 1er trimestre


La valeur des exportations industrielles a augmenté au cours du 1e trimestre de 2022, de 21,9%, à 12,2 milliards de dinars, contre 10 milliards de dinars à la même période en 2021, selon l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation.

D’après les récentes statistiques publiées par l’APII, tous les secteurs de l’industrie ont connu une croissance positive de leurs ventes à l’étranger, jusqu’à fin mars 2022. Les exportations des industries mécaniques et électriques ont marqué une hausse de 13,3%, engrangeant les recettes les plus élevées, de 5 896,9 milliards de dinars, contre 5204,7 milliards de dinars à la même période en 2021.

Les exportations de textile-habillement ont connu un essor remarquable (+17,8%), avec des recettes atteignant 2,2 milliards de dinars, contre 1,9 milliard de dinars au premier trimestre de l’année dernière. Les exportations de l’industrie agroalimentaire ont bondi de 28,8%, réalisant des recettes de plus de 1283,1 millions de dinars jusqu’à fin mars 2022, contre 996 millions de dinars à la même période en 2021.

Dans le même contexte, la valeur des ventes à l’étranger du secteur des matériaux de construction, de la céramique et du verre a cru près de 44%, pour atteindre à la fin du premier trimestre de cette année, 324 millions de dinars. Les exportations de l’industrie chimique ont, quant à elles, cru de 486 millions de dinars, pour atteindre au terme du premier trimestre 2022, un niveau de 1090,3 millions de dinars.

Les ventes à l’étranger de l’industrie du cuir et de la chaussure se sont également développées, réalisant des revenus de 497 millions de dinars, contre 361,2 millions de dinars en mars 2021.

Les industries diverses ont poursuivi leur croissance, enregistrant des exportations pour une valeur de 941,6 millions de dinars au premier trimestre de cette année, contre 772,6 millions de dinars à la même période de 2021.

Commerce extérieur: Augmentation du volume des échanges au 1er trimestre


Le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur a augmenté sur l’ensemble du premier trimestre 2022, respectivement de 8,8% pour l’exportation et de 8,7% pour l’importation par rapport au dernier trimestre de 2021.

Le taux de couverture en volume s’est établi à 79,1%, selon la note sur le Commerce Extérieur aux prix constants pour mars 2022.

En mars, le volume des exportations a baissé de 7,5% tandis que le volume des importations de marchandises est resté stable (+0,2%).

Concernant les prix, ceux des produits exportés et importés poursuivent leur tendance haussière, avec des augmentations respectives de +1,9% et 1,8% par rapport à février 2022.

Baisse des exportations en volume

Le volume des exportations a baissé de 7,5% en mars. Cette contraction est principalement due à la forte baisse des exportations du secteur des mines, phosphates et dérivé (-60,3%) conjuguée à la baisse du volume d’exportation des produits énergétiques (-27,1%).

Des baisses ont également été enregistrées pour les secteurs d’agriculture et des industries agro-alimentaires (-8,8%) ainsi que les industries mécaniques et électriques (-0.7%).

Cependant le volume des exportations du secteur des textiles, habillements et cuirs a augmenté de 1% et celui des industries diverses de 4,4%.

Sur l’ensemble du premier trimestre, les volumes des exportations ont progressé de 8,8% en raison des bonnes performances du secteur des industries mécaniques et électriques (+12,8%) et celui des textiles, habillement et cuir (+10,7%).

Stabilité du volume des importations

En mars, la stabilité du volume global des importations (0,2%) est due à des évolutions contrastées au niveau des groupes de produits.

D’une part le volume des importations de produits énergétiques a plus que doublé (+117,2%) et celui des biens de consommation a augmenté de 12,1%.

A l’inverse, le volume des produits alimentaires a régressé de 57,2%, tout comme celui des matière première et demi-produit (-8,4%), et celui des biens d’équipement (-5,4%).

Sur l’ensemble de premier trimestre, le volume des importations a progressé de 8,7% par rapport au quatrième trimestre de 2021, principalement en raison de l’augmentation des approvisionnements en matières premières et demi-produits (+17,6%).

Evolution des échanges hors énergie

En mars, hors énergie, les volumes d’échanges croisés ont baissé, celui des exportations ayant enregistré un repli de 5,6% et celui des importations une baisse de 10,6%.

Par ailleurs, les prix ont enregistré une hausse à l’export de 1,4% et une stabilité (0,2%) à l’import, causant une hausse de 1,2 points des termes de l’échange hors énergie pour s’établir à 88,7%.

Sur l’ensemble du premier trimestre, les volumes ont augmenté de 8,5% pour l’exportation et de 13,5% pour l’importation, par rapport au 4e trimestre 2021.

Commerce extérieur : La balance commerciale alimentaire déficitaire de 268,4 MD à fin mars 2022


La balance commerciale alimentaire a enregistré au cours du mois de mars 2022 un déficit de 268,4 MD contre 251,7 MD durant la même période de l’année précédente, soit un taux de couverture de 86,6% en 2022 contre 84,9% en 2021, selon les statistiques publiées mercredi par l’ONAGRI.

En termes de valeur, les exportations alimentaires ont enregistré une hausse de 22,8% alors que les importations ont augmenté de 20,4%.

Le déficit enregistré est essentiellement le résultat de l’accroissement du rythme des importations des céréales (+11,4%), du sucre (+191,9%) et des huiles végétales (+32,2%) et ceci malgré la hausse des exportations de l’huile d’olive (+40,7%).

L’ONAGRI fait également état d’une nette amélioration du prix moyen de l’huile d’olive (10,79 DT/kg) augmentant de 37,7% par rapport à l’année précédente.

Les prix des produits céréaliers (blé dur, blé tendre, orge et maïs) ont connu une évolution variant entre 25% et 94% par rapport à l’année dernière. Ces prix ont subi une croissance depuis juillet 2021. L’impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine n’a pas encore été ressenti.

Les prix à l’exportation ont observé une hausse de 37,7% pour l’huile d’olive et de 11,1% pour les agrumes, par rapport à la même période de l’année précédente. Par contre ceux des tomates, des produits de la pêche et des dattes ont baissé respectivement de 10,1%, 23,3% et de 4,7%.

A fin mars 2022, l’ONAGRI a rapporté une augmentation importante des importations des viandes, de pomme de terre et de sucre. Les prix à l’importation des céréales ont évolué de 93,9% pour le blé dur, 41,6% pour le blé tendre, 50,2% pour l’orge et 25,7% pour le maïs. Il en est de même pour le prix du sucre (+60,1%), des huiles végétales (+58,1%), des viandes (+39,7%) et du lait et dérivés (+20,1%), alors que les prix de la pomme de terre ont baissé (-6,3%).

L’ONAGRI a, par ailleurs, rappelé que le déficit de la balance commerciale globale du pays à fin mars 2022 a enregistré une hausse de 40,2% (-4303,8 MD en 2022 contre -3069,3 MD en 2021).

Le total des importations est passé de 14231,2 MD en 2021 à 18385,5 MD en 2022 soit une hausse de 29,2%. Les exportations ont augmenté de 26,2% passant de 11161,9 MD à 14081,7 MD. Les deux groupes de produits celui de l’énergie et celui des matières premières et demi-produits ont représenté ensemble 51,7% des importations totales du pays.

Les exportations alimentaires ont représenté 12,3% des exportations totales. Les importations alimentaires ont représenté 10,9% des importations totales. La part du déficit de la balance commerciale alimentaire dans le déficit de la balance commerciale globale a baissé de 2% par rapport à la même période de l’année dernière passant de 8,2% à 6,2%.

La CEA élabore un projet pour rendre opérationnelle la ZLECAf dans 8 pays


Un nouveau projet visant à aider huit pays à rendre opérationnelle la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) qui vient d’être lancé, à l’initiative de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC) et le Cadre intégré renforcé (CIR).

Le projet soutiendra la mise en œuvre de plus de 30 activités dans les stratégies de la ZLECAf en Tunisie, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, en Mauritanie, au Niger, au Sénégal et au Togo, a indiqué la CEA dans un communiqué publié samedi 12 mars 2022.

” En aidant à la mise en œuvre des actions prioritaires formulées par la CEA, le projet contribuera à créer un environnement où le commerce peut être plus efficace et inclusif dans les huit pays bénéficiaires. A la fin du projet, leur capacité aura été renforcée en vue de résultats tangibles, tels que des emplois et d’autres opportunités économiques “, a encore précisé la Commission.

La sous-secrétaire générale des Nations unies et secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, a souligné que “ce nouveau projet peut potentiellement faire passer les niveaux de commerce régional de 18% à 25% en une décennie. Avec une mise en œuvre appropriée, cela pourrait également conduire à une diminution de 10 milliards de dollars des importations en provenance de l’extérieur du continent, tout en stimulant les exportations agricoles et industrielles jusqu’à 45 milliards de dollars (7%) et 21 milliards de dollars (5%) par an”.

Pour sa part, le directeur général de la SIFC, Eng Hani Salem Sonbol, a indiqué que “nous sommes conscients de l’importance de faciliter le commerce par des interventions de financement et de développement du commerce. Depuis 2008, la SIFC a fourni environ 61 milliards de dollars, dont 30 milliards de dollars à l’Afrique. En outre, nous soutenons la mise en œuvre des stratégies nationales de la ZLECAf dans nos pays membres en harmonisant les codes douaniers avec les nouvelles dispositions tarifaires, en appliquant les règles d’origine et en formant les parties prenantes nationales de la ZLECAf”.

La ZLECA vise à mettre en place un cadre commun et un ensemble de normes à travers le continent africain afin d’assurer la coopération, l’harmonisation et l’efficacité du commerce. Il est entré en vigueur le 30 mai 2019, pour les 24 pays qui ont déposé leurs instruments de ratification à cette date. La phase opérationnelle a été lancée le 7 juillet 2019.

La zone devrait stimuler le commerce intra-africain et avoir des effets d’entraînement positifs sur le commerce entre les pays africains les moins avancés.

La Tunisie a ratifié le 22 juillet 2020 la convention relative à la ZLECAf, qui vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde ayant le potentiel de rassembler plus de 1,2 milliard de personnes avec un PIB de plus de 2 500 milliards de dollars.

La Tunisie réalise un excédent commercial avec l’Italie de 93 MDT pour la première fois depuis 10 ans


La balance commerciale entre la Tunisie et l’Italie a enregistré, en 2021, un excédent en faveur de la Tunisie pour la première fois depuis 10 ans, de à 93 millions dinars (MDT), contre un déficit de l’ordre de 798 MDT en 2020. C’est ce qu’a fait savoir, vendredi 18 février 2022, l’ambassade de Tunisie à Rome.

Le taux de couverture s’est ainsi situé à 101,09% en 2021, contre 89,09% en 2020.

Les échanges commerciaux entre les deux pays ont progressé de 23,1%, s’établissant à 17,048 milliards en 2021 contre 13,840 milliards en 2020.

Les exportations tunisiennes vers l’Italie ont remarquablement évolué en 2021 pour se situer à 8,571 milliards de dinars contre 6,521 milliards de dinars en 2020, soit une progression de 31,5%.

Cette évolution est expliquée par l’ambassadeur de Tunisie à Rome par l’augmentation des exportations des secteurs des industries mécaniques et électriques et de l’industrie du textile/habillement, cuir et de la chaussure grâce à la reprise de l’activité économique et l’augmentation de la demande sur les marchés européens et mondiaux avec la régression de la pandémie du coronavirus.

Tunisie : Le Conseil national du commerce extérieur au secours du secteur de fabrication des minibus


Instaurer de mesures de sauvegarde à l’importation en faveur du secteur de fabrication des minibus, c’est ce que recommande le Conseil national du commerce extérieur, réuni lundi 14 février 2022 à distance, en session extraordinaire sous la présidence de la ministre du Commerce et du Développement des exportations, Fadhila Rebhi.

Instaurées pour la première fois depuis la promulgation de la loi n°98-106 du 18 décembre 1998, relative aux mesures de sauvegarde à l’importation, ce mesures devraient être mises en application à travers la promulgation des textes juridiques nécessaires dans les plus brefs des délais, indique un communiqué du ministère du Commerce.

Cette recommandation a été adoptée suite à une enquête présentée lors de la réunion du conseil, laquelle enquête a dévoilé le lien entre l’intensification de l’importation et l’impact négatif ressenti par le secteur d’industrialisation des minibus.

Le Conseil a également examiné les résultats du commerce extérieur pour l’année 2021, qui a connu une croissance de 20,5% des exportations et de 22,2% des importations, ce qui a aggravé le déficit commercial de 27,1% et décidé d’engager les mesures nécessaires pour atténuer ce déficit en rationalisant les importations et en renforçant les exportations.

Il a, par ailleurs, étudié les amendements proposés concernant la loi n° 94-41, relative au commerce extérieur. Ces amendements visent à combler le vide juridique dans certains domaines à l’instar de l’enregistrement des exportateurs étrangers et à supprimer certaines dispositions au sujet desquelles des textes spéciaux ont été émis.

A cet égard, le conseil a recommandé d’impliquer toutes les structures concernées et le secteur privé dans ce projet d’amendement de la Loi en question.

Maîtrise du déficit commercial: Voici les recommandations de l’ITCEQ


Une meilleure maîtrise du déficit commercial a caractère structurel implique, nécessairement, la mise en œuvre d’une stratégie de restructuration du secteur exportateur. C’est ce qui ressort d’une note sur “Le déficit commercial en Tunisie : les déterminants structurels et cycliques” publiée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives (ITCEQ).

Cette stratégie doit être basée “sur une compétitivité hors-prix qui englobe l’innovation, le design, les délais de livraison et le branding (stratégie marketing) du pays”.

Le secteur de l’énergie pointé du doigt

L’ITCEQ rappelle en effet que le déficit commercial de la Tunisie n’a cessé de se dégrader depuis 2006, pour atteindre 19,409 milliards de dinars en 2019, suite, d’une part, à un fort dynamisme des importations, et, d’autre part, au faible rythme d’augmentation des exportations. Ces dernières sont concentrées sur des marchés à faible rythme de croissance et sur des produits moins porteurs, pour lesquels la demande mondiale évolue moins vite.

La détérioration du solde commercial est imputable, en grande partie, au secteur de l’énergie, caractérisé ces dix dernières années, par un déséquilibre entre une demande en ascension et une offre en recul. En effet, la production énergétique a été relativement limitée et les exportations du pétrole brut sont passées de 3,218 milliards de dinars en 2011 à 1,804 milliards de dinars en 2019, alors que la demande d’importation des produits raffinés a plus que doublé pour atteindre 6,416 milliards de dinars en 2019 (contre 3,033 milliards de dinars en 2010).

Privilégier des produits plus spécifiques

La stratégie prônée par l’Institut est de s’orienter vers des produits moins standardisés et plus spécifiques sur le plan qualitatif, d’autant plus que l’image et la qualité des produits sont devenues aujourd’hui, les principaux déterminants de la capacité d’un pays à s’adapter à la demande mondiale et, par conséquent, à améliorer sa compétitivité.

Réduire les bannières douanières

Par ailleurs, “il serait pertinent de réduire les barrières réglementaires à l’activité économique en Tunisie, à travers la poursuite du rapprochement des deux régimes onshore et offshore. Ceci pourrait contribuer à l’amélioration de la compétitivité du régime onshore et à l’élimination du gap avec le régime offshore qui demeure toujours excédentaire, s’accaparant la part la plus importante des exportations”.

Cependant, ces exportations, du fait de leurs destinations géographiques, dépendent énormément de la croissance des pays de l’Union européenne, et toute fluctuation au sein de ces pays, induit une variation relativement forte de nos exportations. Ainsi, mettre le cap vers d’autres marchés et surtout celui de l’Afrique subsaharienne se révèle, selon le rapport de l’ITCEQ, l’une des pistes les plus intéressantes à suivre.

Nécessité d’une stratégie de transition énergétique

Pour faire face à l’aggravation du déficit énergétique et au déclin des ressources d’énergie primaire, “la Tunisie pourrait s’engager de plus en plus dans les nouvelles stratégies de transition énergétique notamment à travers le développement des énergies renouvelables et le renforcement de la production nationale d’électricité. La mise en œuvre de ces stratégies permettrait d’améliorer l’efficacité en matière d’énergie et de réduire la dépendance énergétique du pays qui a atteint 59% en 2019 (contre seulement 5% en 2010)”.

En outre et en vue de ralentir le rythme d’évolution des importations, “il apparaît judicieux de booster l’appareil productif et stimuler l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales. Ce qui pourrait contribuer à satisfaire, en partie, la demande en biens incompressibles et à soutenir les investissements dans les secteurs structurellement déficitaires”, a conclu l’ITCEQ.

L’Algérie supprime la liste négative des produits originaires arabes dans le cadre de la GZALE (CEPEX)


L’Algérie a supprimé, à partir du 1er janvier 2022, la liste négative relative aux produits originaires des pays arabes exclus du bénéfice des avantages fiscaux accordés dans le cadre de la Grande zone arabe de libre-échange (GZALE). C’est ce qu’a fait savoir, mardi 25 janvier, le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Ainsi, à partir de cette date, tous les produits du tarif douanier sont exonérés du paiement de droits de douane dans le cadre de la GZALE à l’exception de ceux repris dans la liste négative commune à tous les pays arabes fixée par la convention pour des considérations d’ordre sanitaire, environnemental, religieux et sécuritaire, précise le CEPEX.

A rappeler que la convention relative à cette zone, entrée en vigueur le 1er janvier 1998, regroupe actuellement 18 pays arabes, d’après le ministère du Commerce. Le programme exécutif de cette convention prévoit l’établissement d’une Zone arabe de libre-échange entre les parties contractantes, en vue de relancer le processus de l’intégration économique arabe.

L’Algérie supprime la liste des produits exclus du bénéfice des avantages fiscaux accordés dans le cadre de la GZALE (CEPEX)


L’Algérie a supprimé la liste négative relative aux produits originaires des pays arabes exclus du bénéfice des avantages fiscaux accordés dans le cadre de la Grande Zone Arabe de Libre-échange (GZALE), annonce, le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Dans un communiqué publié, mercredi, le CEPEX informe les exportateurs tunisiens vers le marché algérien, qu’à partir du 1er janvier 2022, tous les produits tunisiens exportés vers le marc hé algérien sont exonérés du paiement de droits de douane dans le cadre de la GZALE à l’exception de ceux repris dans la liste négative commune à tous les pays arabes fixée par la convention pour des considérations d’ordre sanitaire, environnemental, religieux et sécuritaire.

La Tunisie et l’Algérie sont des pays membres de la GZALE (Convention de facilitation et de développement des échanges commerciaux entre les Etats arabes), dont le programme exécutif prévoit l’établissement d’une Zone Arabe de Libre Echange entre les parties contractantes. Son objectif est de relancer le processus de l’intégration économique Arabe.

Tunisie : La balance commerciale s’établit à -16,215 milliards de dinars en 2021


Le solde de la balance commerciale sur l’ensemble de l’année 2021 est déficitaire de 16,215 milliards de dinars, contre un déficit de 12,758 milliards de dinars en 2020.

Le taux de couverture a perdu 1 point s’établissant à 74,2%, selon la note sur le “Commerce extérieur aux prix courants – Décembre 2021” publiée mardi 11 janvier 2022 par l’INS.

Ce déficit est expliqué par des flux d’importations importants provenant particulièrement de la Chine (-6,326 milliards de dinars), de la Turquie (-2,656 milliards de dinars), de l’Algérie (-1,554 milliard de dinars) et de la Russie (-1,440 milliard de dinars).

En revanche, le solde de la balance commerciale des biens a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement avec la France (4,001 milliards de dinars), l’Allemagne (1,860 milliard de dinars) et la Libye (1,589 milliard de dinars).

Sur l’ensemble de l’année 2021, le solde de la balance commerciale hors énergie se réduit à -10,996 milliards de dinars, et celui de la balance énergétique s’établit à -5,219 milliards de dinars (32,2% du déficit total) contre -4,201 milliards de dinars en 2020.

Hausse des exportations et des importations de 20,5% et 22,2% en 2021

Durant l’année 2021, les exportations ont enregistré une hausse de 20,5% contre une baisse de 11,7% durant l’année 2020. Elles ont atteint le niveau de 46,654 milliards de dinars contre 38,706 milliards de dinars durant l’année 2020.

L’augmentation observée au niveau des exportations concerne plusieurs secteurs. En effet, les ventes à l’étranger du secteur de l’énergie ont évolué de 39%, celles des mines, phosphates et dérivés de 83,2%, celles des textiles/habillement et cuirs de 14,4%, et celles des industries mécaniques et électriques de 21,9%.

En revanche, les exportations des industries agro-alimentaires se sont contractées de 3,9%.

De même, les importations ont augmenté de 22,2%, contre une baisse de 18,7% durant l’année 2020. En valeur, les importations ont atteint 62,869 milliards de dinars, contre 51,464 milliards de dinars durant 2020.

L’évolution des importations provient de la hausse enregistrée au niveau des importations des biens d’équipement (+16%), des matières premières et demi-produits (+29,7%), des biens de consommation (+17%) et de l’énergie (+29,3).

Répartition géographique des échanges extérieurs

Les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (70,2% du total des exportations) ont augmenté de 13,9%. Cette évolution est expliquée, d’une part, par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que la France (+10,7%), l’Italie (+31,4%) et l’Allemagne (+24,9%) ; et, d’autre part, par la baisse des ventes vers d’autres pays, notamment l’Espagne (-16,4%) et la Grèce (-5,6%).

Avec les pays arabes, les exportations ont diminué avec l’Algérie (-20,2%) et augmenté avec la Libye (+43,5%) et le Maroc (+24,5%).

Pour ce qui est des importations, les échanges commerciaux des biens avec l’union européenne (47,7% du total des importations) ont enregistré une croissance de 16,9% pour s’établir à 30,019 milliards de dinars. Les importations ont augmenté de 9% avec la France, de 15,8% avec l’Italie et de 15,4% avec l’Allemagne.

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